( 22 avril, 2009 )

COSMOLOGIE-COSMOGONIE

Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Qui de l’œuf ou de la poule est apparu le premier ? 

            Voilà quelques unes des questions existentielles auxquelles ont essayé de répondre autant les scientifiques que les spirituels. Mais que ce soient les uns ou les autres, tous détiennent une part de vérité propre à rassurer chacun sur la vie de notre monde. 

 

            Pour ma part, j’aurais plutôt tendance à me rapprocher de la thèse sumérienne qui dit que l’homme fut créé par les dieux pour travailler et servir les Anunakis. 

Je pense que le côté spirituel et mystique vu par les Sumériens est très proches des recherches et découvertes scientifiques actuelles. 

            En effet, si l’on observe la formation de la Terre et de la Lune, on peut s’apercevoir que le mythe de Marduk qui attaque et détruit Tiamat correspond bien certainement à certains évènements du Big Bang. Tiamat explose sous le choc, sa tête devient le ciel, son corps la Terre, ses larmes les fleuves, rivières et océans. 

            La lecture des différentes tablettes d’écriture cunéiforme montre le degré très élevé des connaissances astronomiques des Sumériens. Ils savaient le nombre de planètes et étoiles ainsi que leurs emplacements exacts comme s’ils avaient eu l’occasion de les approcher au cours de voyages spatiaux. 

            Si l’on en croit les théories de Monsieur Zeccharia Sitchin, les Anunakis seraient des êtres voyageant dans l’espace à bord de navettes spatiales. On a retrouvé quelques gravures de dessins sur des tablettes. 

            Ces Anunakis ne voulant plus travailler eux-mêmes pour subvenir à leur existence se seraient rebellés et auraient demandés aux dieux supérieurs de créer un être qui travaillerait à leur place. 

            Ea proposa une manipulation génétique afin de réer un « amelu » obéissant et utile. Avec l’aide de la Déesse-Mère Ninhoursag, ils mêlèrent le sang d’un dieu avec de l’argile et Ninhoursag façonna l’homme. 

            L’homme parfait fut ainsi créé et fut nommé Adapa (Adam pour la Bible). 

            Il y eu une longue période de paix et de plaisir pour les dieux qui étaient servis par l’homme. Ainsi les Anunakis trouvèrent les femmes à leur goût et eurent des enfants avec elle : les Titans. 

            Mais les Dieux ne supportaient plus le bruit des hommes sur Terre et ils décidèrent des les exterminer en noyant la Terre sous des trompes d’eau. 

            Enki décide alors de contrecarrer cette décision. Il en informe un homme, Utrapishtim (Noé pour la Bible) et lui dit de construire un bateau dans lequel il y mettrait un couple de chaque race qui marche sur Terre. Ainsi fut sauvée l’humanité du Déluge. 

 

            Bien entendu, ceci est une des nombreuses versions de la création du monde. Mais les découvertes des satellites envoyés dans l’espace ces quarante dernières années démontrent qu’il y aurait bien eu une planète de plus dans notre système solaire, que la Terre est apparue après le choc de deux planètes. Certains scientifiques pensent que Mars aurait été habitée, comme le prouvent les récentes découvertes de résidus d’eau, et aurait pu servir de base à une race d’êtres évolués qui pourraient peut-être avoir colonisé notre planète. 

 

            Les assyriologues n’ont toujours pas découvert pourquoi les quelques milliers d’anciens Sumériens arrivés en Mésopotamie en même temps que les Acadiens, ne se souviennent ni d’où ils viennent, ni comment leur peuple est apparu. 

 

            La Création du monde est-elle féminine ? 

 

            Oui. Car le ciel est la tête de la lionne Tiamat, la Terre est son corps. Le façonnage de l’homme est fait par la Déesse-Mère Ninhoursag. 

            Mais il ne faut pas oublier que le masculin y joue aussi son rôle important : Marduk qui détruit Tiamat et Enki qui donne son sang pour le mêler à l’argile. 

 

            Le Féminin sans le Masculin sera toujours stérile. 

( 12 avril, 2009 )

DEESSE ET HISTOIRE

La Déesse a traversé les siècles d’histoire de notre monde. 

 

Aussi loin que puissent remonter les archéologues, on retrouve des vestiges et des traces de culte de la Déesse : statuettes, autels, peintures rupestres, écrits trop rares…. 

 

Pour les hommes des premiers âges, les femmes étaient sacrées car elles avaient le pouvoir de la vie en enfantant, nourrissant et soignant. C’est elles qui découvraient les produits de la terre qui étaient nécessaires à la survie en plus de la chasse effectuée par les hommes. 

 

Dans l’Antiquité, pratiquement toutes les mythologies et croyances religieuses des anciennes civilisations nous montre que l’on attachait plus d’importance aux Déesses qu’aux Dieux.  Dans tous les temples, les prêtresses et servantes des cultes étaient respectées et presque vénérées par le peuple, elles avaient des prérogatives égales aux nobles et rois. 

 

On donnait à ces Déesses les pouvoirs de la création du monde, de la fertilité, de la postérité, de la nourriture physique et spirituelle, de la guérison. Mais aussi le pouvoir de l’après-vie et de la résurrection, qui symbolise le cycle des saisons. La mort du Dieu correspondant au passage de l’hiver et au repos de la terre ; sa résurrection préparée par la Déesse correspondant à l’arrivée du printemps, le réveil de la nature. 

 

Même la religion chrétienne, patriarcale s’il en est, a ses icones féminines. 

 

Marie, mère de Jésus, Marie-Madeleine « prostituée repentie » et disciple de Jésus, peut-être Prêtresse d’Isis elle-même (à vérifier bien sûr). L’une représentant la Déesse Mère, celle qui enfante ; l’autre est la compagne attentive, celle qui nourrit Jésus des ses biens, qui soigne avec ses onguents, qui est initiée et initiatrice par la propagation de la parole de Jésus. 

 

Où que l’on regarde, de tous temps, la Déesse représente toujours la Vie, pour l’être humain mais aussi pour la terre, la nature : enfantement, fertilité, nourriture, guérison des plaies du corps, du cœur et de l’âme, repos et écoute, amour de la mère et de la femme-amante…. 

 

Nous venons du ventre de la Mère à la naissance et nous retournons dans le ventre de la Terre-Mère à notre mort. 

 

Aujourd’hui, plus que jamais, les Prêtresses ont le devoir de perpétuer le culte de la Déesse, quelque soit le nom qu’on lui donne. Elles sont le réceptacle de la Déesse afin d’apporter un peu de paix et de sérénité à ce monde blessé, à cette humanité qui a perdu sa foi et son espoir. 

( 11 avril, 2009 )

IL FAUT TOURNER LA PAGE

Eh oui, il vient un moment dans la vie où il faut savoir tourner la page. Et c'est justement mon cas aujourd'Hui.

 J'ai quitté mon pays, la France, le 6 juillet 2008 pour ne plus en revenir. Je suis arrivée ici, au Québec, pleine d'espoir dans l'avenir. Mais, tout va de travers, les papiers d'immigration traînent à n'en plus finir, je ne peux pas travailler, et en France, les problèmes administratifs et autres soucis commencent à affluer sans que je ne puisse plus rien y faire….

Mes amis me disent “arrête tout en France, liquide tout, et occupe toi du Canada”….Ben oui, je veux bien moi, mais en fait pas si facile de fermer le livre sur 43 ans de vie.

J'aime le Québec, c'est un pays superbe, je me sens enfin bien quelque part. Mais, je me rattache encore à ce passé trop proche….
Et pourtant….

Il faut tourner la page
Changer de paysage
Le pied sur une berge
Vierge
Il faut tourner la page
Toucher l'autre rivage
Littoral inconnu
Nu
Et là, enlacer l'arbre
La colonne de marbre
Qui fuse dans le ciel
Tel
Que tu quittes la terre
Vers un point solitaire
Constellé de pluriel
Il faut tourner la page…
Redevenir tout simple
Comme ces âmes saintes
Qui disent dans leurs yeux
Mieux
Que toutes les facondes
Des redresseurs de monde
Des faussaires de Dieu
Il faut tourner la page
Jeter le vieux cahier
Le vieux cahier des charges
Oh yeah
Il faut faire silence
Traversé d'une lance
Qui fait saigner un sang
Blanc
Il faut tourner la page
Aborder le rivage
Où rien ne fait semblant
Saluer le mystère
Sourire
Et puis se taire

                                                    CLAUDE NOUGARO
 

( 20 mars, 2009 )

EVEIL

Allez savoir pourquoi, mais hier soir l’envie m’est venue de faire ma dédication personnelle à la Grande Déesse. Une envie comme cà….

J’ai couché mes filles, j’ai pris un bon bain aux huiles essentielles, j’ai enfilé une des 2 robes que je me suis faite pour mes rituels…
Et j’ai préparé mon autel : 5 bougies blanches, une au centre et une aux 4 cardinaux. Encens amérindien, sauge, un morceau de neige dans le jardin pour l’eau lustrale, du sel consacré, des roches ramassées au grès de mes promenades et autres petites choses qui comptent pour moi, dont un morceau de turquoise brute que mon cher et tendre m’a rapportée d’Arizona, un verre d’Amarula (un alcool que j’apprécie bien mélangé avec un peu de lait, humm!!!!).

 Puis, méditation sur mes raisons de cette dédication, du choix de suivre la voie de la Grande Déesse, de devenir Prêtresse et de tout ce que cela implique pour ma vie future, des changements que cela produit pour moi mais surtout en moi. J’ai remercié la Grande Déesse de m’avoir donné un homme qui m’accepte, me comprenne et me permette de vivre ma spiritualité et même qui cherche à s’y intéresser en m’aidant pour traduire les textes en anglais….

Et j’ai fait mon rituel. Pendant tout ce temps, des frissons me parcouraient. J’avais l’impression de vibrer de chaque cellule de mon corps. Au passage de chaque Élément, c’était plus fort, plus prenant.

Quand j’ai eu terminé, rangé mon autel, nettoyé l’occultum et désacralisé la chambre, je me sentais un peu “cotoneuse” comme si je sortais d’un trés long sommeil. Mais j’étais bien….

J’ai bu mon verre d’Amarula à la santé de la Grande Déesse, j’ai mangé car j’étais à jeun depuis le matin, et j’ai passé le reste de la soirée au calme avec un bon livre.

Je sais que quelque chose à changer autour de moi, en moi. Je ne sais pas encore quelles en seront les conséquences, me cela ne m’inquiète pas du tout car je sais que la Grande Déesse, notre Mère, veille sur moi.

Voilà, je voulais partager ceci avec vous, Myésis de l’Ecole du Lotus.

 

( 15 mars, 2009 )

CE N’EST QUE MON IDEE….

J’avais un peu de mal avec ce mot « PRETRISE ». Pour moi, cela sonnait trop « catholique-Chrétien ». Je n’ai rien contre cette religion, mais j’avoue ne pas être en accord avec ce que ses pratiquants en font. 

            Mais, depuis quelques années et pas mal de lectures consacrées à ce sujet, je vois la « prêtrise » d’un autre œil. Déjà, je pose ce mot au féminin car je ne vois pas pourquoi la parole spirituelle ne pourrait pas être portée par des femmes au même titre que des hommes. 

            Et puis, étant très intéressée par le cas « Marie-Madeleine », je me suis mise dans la tête que moi aussi, je pourrais porter « la bonne parole », comme elle l’a fait en son temps. Les seules différences sont que je parle de la Grande Déesse non pas de Jésus et que c’est plus facile aujourd’hui car je n’ai pas à craindre les foudres de l’Église Romaine. 

            Je ne sais pas vraiment ce que c’est « être une bonne Prêtresse » dans le sens pratique de la chose. Mais, je pense que c’est surtout un cheminement personnel intérieur qui nous mène ensuite vers les autres. 

            Je pense, avant tout, que chaque femme doit prendre conscience d’elle-même, de sa féminité, de sa place dans ce monde. Et je ne parle pas de mouvement féministe de quelque nature que ce soit qui prônerait de refuser l’homme comme partie intégrante de la femme. Car pour moi, l’équilibre parfait est le couple Homme-Femme, sans lequel rien ne peut exister. 

            Une femme n’est pas ce que la société exige qu’elle soit, mais ce qu’elle désire être. Elle doit se connaître, savoir ses possibilités mais aussi ses limites. Elle doit savoir qu’elle est une force de vie pour ce monde. Elle ne doit plus avoir peur d’être elle-même, forte et fragile à la fois. Elle doit s’accepter en tant que femme dans un monde qui se veut matériel et consommateur avant tout. Une femme ne doit pas toujours être « TOUT » comme on veut le montrer dans les magazines : mère-épouse-carriériste-consommatrice fashion-victime…. Elle a le droit au rêve, le droit à la spiritualité, le droit de vivre, de sentir et de porter sa spiritualité vers les autres. 

            Car une Prêtresse c’est surtout une Femme. 

            La Prêtresse ne changera pas le monde, mais elle s’efforcera de changer sa façon de penser et de vivre pour être en harmonie avec la Grande Déesse et la faire vivre à travers elle. Chacune de nous sera le noyau de petits mondes lumineux pour ceux qui nous entourent et à qui nous offrons cette part de la Grande Déesse qui est en nous toutes. 

            Le rôle d’une Prêtresse pour moi est de perpétuer la mémoire, la chaleur et la lumière de la Grande Déesse, quelque soit le nom qu’on lui donne,  à travers le temps. Mais aussi le souvenir des peuples anciens qui nous ont donné en héritage cette Connaissance. 

            Une Prêtresse doit essayer d’être attentive et à l’écoute des autres tout en sachant se garder de la pitié et du jugement. Elle fera toujours son possible pour soigner les maux de la vie, du cœur et de l’âme tout en acceptant qu’elle ne peut pas tout guérir.              Un Prêtresse doit essayer de vivre en protégeant la Vie de notre Terre, représentation de notre Grande Déesses. 

( 21 février, 2009 )

Pourquoi le radeau de la Méduse ?

Le Radeau de la MéduseEh bien, pour moi, le radeau de la Méduse, c'est simplement parce que je suis montée dessus pour atteindre une nouvelle vie plus riche d'espoir et de promesses.

Un jour de juillet 2008, j'ai largué les amarres de cette vie brutale qui m'avait trop enlevé de vie, de joie, qui ne m'apportait plus rien.

Changement de vie, changement de continent, changement de pays….Oui, mais pas moi. Je suis la même qu'autrefois, avec seulement un peu plus de Lumière dans les yeux et le coeur, avec un peu plus de temps pour me re-trouver….

Ma re-naissance est faite, avec vous, je marche sur le chemin de la Sophia….

|